Dimanche 2 mars 2008
 
Chères lectrices, chers lecteurs,
Chères auditrices, chers auditeurs,
A vous mes amis, la Grande et Pulpeuse Ludoffy, Toi Ô Nayru, mon Petit Flocon parisien,
A toi Kévin qui attends toujours la veille de la rentrée pour faire tes devoirs,
A vous mon bon Roy aurillacois en pleine ascension.



C’était l’une de ces nuits froides aurillacoises de Février, comme nous les connaissons si bien ici. Assis mollement mais surement sur mon fauteuil face à mon écran d’ordinateur, je passais en revu la comptabilité de mon entreprise au peigne fin. Cela faisait déjà près de 4 heures que je saisissais au clavier d’une main tremblante de fatigue des chiffres qui finissaient par avoir ni queue ni tête. Les pupilles gonflées par les cathodes scintillantes, je me sentais harasser par le pénible devoir comptable. Tout était calme dehors. Tout était nuit. L’appartement demeurait silencieux. Seul persistait doucement le ronronnement rassurant du chat. Je ne savais pas encore que ce soir là, j’allais une nouvelle fois être le témoin des ravages de la technologie moderne.
Mon écran m’afficha l’arrivé d’un nouveau mail. Tandis que ma main gauche m’apportait ma bouffée d’oxygène tabagique, je commençais machinalement à titiller la souris de ma main droite pour agrandir ou réduire les éventuelles fenêtres afin de connaître l’expéditeur de ce message nocturne. L’oiseau d’éclair allait me révéler au grand jour un nom auquel je ne m’attendais pas. Une effroyable douleur parcouru mon échine lorsque ces 5 lettres firent éclater mes iris.

C’était elle. Qu’avait-elle pour m’écrire aussi tardivement ? Un drame se serait-il produit à son égard ? Avait-elle encore était victime d’un de ses thés trop sucré pour son palais dont les papilles sont plus sensuellement délicates aux goûts amers, âpres et sirupeux ? Ou bien alors serait-elle prise d’une folie passagère comme elle a coutume de faire après avoir déniché l’une de ces poupées miniatures en kit tant convoitées par tout les hommes aux violence conjugales exacerbées ? (on peut facilement leur démonter la tête sans qu’elles se plaignent)

Le double-clic qui allait m’apporter les réponses prit moins de temps qu’il n’en faut à Britney Spears pour descendre une bouteille de téquila, c'est-à-dire moins de une seconde.

Le drame était enfin là, sous mes yeux. Au fur et à mesure que je lisais ses mots, un sentiment de haine mélangé à de la pitié naquît en moi. Elle n’avait pas pu résister. Elle avait recommencé. Elle, qui m’avait juré devant Dieu de ne plus recommençait, qui avait tant fait souffrir de monde, ses amis. Ses amis qui avaient gardé espoir en elle, pensant que le mal qui l’avait rongé autrefois était mort et enterré. Mais non, le pire était à craindre. Le pire était là : Nayru a un nouveau blog !

Plus j’y vais, plus je me dis que les gens sont masochistes. Dans la destruction, certains n’hésitent pas à faire de la répétition dans l’action. On pourrait penser que cela leur servirait de leçon. Mais non, ils insistent, ils persistent, croyant que cette fois-ci, ce sera la bonne.

Ma pauvre Nayru, Dieu a pitié de toi. Mais soyons indulgent avec elle. Après tout, elle me permet par la même occasion de m’appliquer à une nouvelle note. Vous vous rendez compte, cela fait 3 ans que je m’efforce à écrire aussi régulièrement que possible sur ce blog. J’ai à mon actif environ 70 articles. C’est à la fois peu et beaucoup. Vous en connaissez vous des jeunes qui écrivent autant ?
Evidemment, ce que j’écris ou dit ne peut pas plaire à tout le monde. Et j’en suis sincèrement et tristement ravi. Je ne cherche pas à être en harmonie avec autrui. Je ne suis ni pour ni contre quelqu’un ou quelque chose. Je donne mon avis, voilà tout.
D’ailleurs, suite à mon dernier billet stéréophonique, la Grande et Pulpeuse est venu me voir pour me donner son avis sur celui-ci. Etant donné que j’avais abordé un sujet peu humoristique à son goût, je ne fus pas surpris d’entendre de sa bouche des insanités ordurières à mon égard. Je le revois encore devant moi avec la même posture que pourrait avoir un orang-outan de Malaisie incompréhensif face au test de l’éventail. En effet, sauf si vous l’ignorez, ce qui fait la différence entre l’Homme et la bête, c’est la logique. Présentez un éventail à un singe, il remuera la tête au lieu d’agiter la main. Présentez-le à un homme, soit ce dernier vous le rendra en vous faisant aisément comprendre qu’il ne s’agit pas là d’un outil médico-chirurgical orienté à la coloscopie, soit vous aurez droit à l’intégralité d’un spectacle de Zizi Jeanmaire si vous avez eu la chance d’interroger Karl Lagerfeld.

L’erreur est humaine. Et l’Homme vie dans l’erreur. C’est fatidique. Nayru, la Grande et Pulpeuse ne sont que des exemples parmi tant d’autres. Certes, ce sont des exemples dont je prends plaisir à utiliser ici même. L’amitié, ce n’est pas simplement rire avec les autres, c’est aussi rire des autres.

Cela me rappelle une anecdote. Cela se passait durant ma deuxième première année de faculté de droit sur Clermont-Ferrand. Ben tiens. Vous voyez, moi-même à l’époque je pratiquais le masochisme scolaire tout en étant sadique parental. Ils souffraient du fait de me voir pourrir parmi les nantis sur les bancs de la société. En fait, si j’ai effectué une seconde année, c’était pour être bien sûr que je n’aimais pas le droit, ou plutôt que le droit ne m’aimait pas.
J’étais donc sur Clermont Ferrand, disais-je, et je rentrais du Centre Jaude accompagné d’une très bonne amie. Ou plutôt de ma meilleure amie. J’hésite toujours à dire « ma meilleure amie». Depuis qu’une blondasse décolorée jusqu’aux synapses s’est appropriée en chanson cette formule, j’ai toujours l’impression de vomir des mots sans couleur envers cette personne que je respecte au plus profond de ma chair.
Tout en marchant, nous bavardions sereinement sur la perte d’un des membres de ma famille. Voyant cette nouvelle me morfondre jusqu’à l’âme, elle eu une nouvelle fois, l’une de ces paroles réconfortantes que tout très bon ami qui se respecte se doit d’avoir. Mais elle, elle a le chic pour se planter dans ses propos. Ce qui fait qu’on ne sait même plus si on doit en rire ou en pleurer. Nous longions le fameux Jardin Lecoq, jardin qui venait de déplorer la mort du phoque plus célèbre aux cœurs des clermontois que le dernier passage de Vincent McDoom au rayon drag-queen des Nouvelles Galeries la Tapette, et alors que nous philosophions sur la crise existentielle du jour, elle eu cette phrase superbe : « Tu sais, la mort, c’est un état de fait ».

Et ça, c’est pas une amie ?!
par Alka-Seltzer publié dans : Billets audio
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Vendredi 29 février 2008

 

 


Chères lectrices, chers lecteurs
Chères auditrices, chers auditeurs
A vous mes amis, La Grande et Pulpeuse Ludoffy, Toi Ô Nayru, mon Petit Flocon parisien,
A toi, Kévin, qui crois que Nicolas Sarkozy est la nouvelle caillera des quartiers chauds agricoles,
A vous mon bon Roy aurillacois en pleine ascension.

     Cela faisait longtemps que je n’avais pas repris le micro en bouche. Je précise « en bouche » car cela aurait pu être en main. En effet, Kévin aura pour une fois vite compris que je faisais allusion au microphone et non pas au micro-ordinateur. Quoique, là, subitement, j’ai un doute affreux. Quand je vois les jeunes actuels, je me demande souvent si ces derniers ne souffrent pas d’ataxie. Ils écrivent comme ils pensent. Ils pensent comme ils se conduisent. Ils se conduisent comme on leur apprend.
     Ben oui, bande de flapis décérébrés du cortex. Ben oui. Moi je vous comprends. Vous ne faites que reproduire le schéma théoriquement juste et bon des comportements de vos ainés. C’est ça le complexe œdipien. Rendons hommage et justifions par la même occasion les théories à hurler de rire de Françoise Dolto.
     Prenons un exemple. Un exemple tout bête. Je ne sais pas moi… Ben tiens, Samedi dernier. Vous avez vu ! Notre cher président. Attention, quand je dis « cher », là encore, ni voyez pas une quelconque forme d’attendrissement pour le personnage. Parce que, d’une, je ne le connais pas suffisamment et personnellement pour me mettre dans une situation effroyable d’indigence de familiarité sournoise. Et de deux, je ne veux pas qu’on me tamponne l’arrière-train au fer rouge d’un quelconque logo politico-sublimatoire. Mais, et afin de faire taire de fausses rumeurs, et je ne le répèterais jamais assez : je ne suis pas apolitique. C’est même tout le contraire. Je suis Homme politique. Avec un grand H. Non, pas maintenant Kévin, tu peux ranger ton nécessaire à arme destruction massive de neurones.

      Je suis Homme politique. Mais je ne fais pas de politique.

     Comment vous dire. Comment vous faire comprendre cette nuance subtile mais vitale à saisir à mon égard. Je sais bien qu’il est plus facile de comprendre les derniers résultats d’audience de la Star Ac’ sur TF1 dont je tairai tout commentaire ici. Y’a pas de raison pour que ce soit toujours les mêmes qui trinquent.
     Quand je dis « je suis Homme politique », cela sous-entend dans un sens constitutionnel que je participe à la vie de l’Etat. Rappelez-vous … pardon, non, je vais l’apprendre pour la majorité d’entre vous. Dans la Constitution française de la Vième République, dans le titre premier qui traite de la souveraineté, l’article 2 stipule : le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Je fais parti du peuple. Du moins j’essaye. Ce n’est pas facile tout les jours. Mais ainsi, je suis dans le rouage du fonctionnement de l’Etat. Seulement, imaginez un pays où tout les gens pourraient gouverner. Ce serait impossible. C’est pour cela que sont élus par nos mains et par nos voies les hommes et les femmes politiques, avec respectivement un petit h et un petit f. Respectons ici les égalités.
     Toutefois je devrais user pour cette catégorie de personnes le terme de politicien, terme qui, ni plus ni moins, désigne les personnes qui vivent, ou qui tentent de vivre de la politique. Certes, contrairement à eux, je ne m’inscris dans aucun mouvement politique. Mais que voulez-vous, aucun ne remplit une satisfaction pleine et entière de mes attentes. D’ailleurs, je ne pense pas que l’on adhère à un parti parce qu’il est le meilleur à nos yeux mais parce qu’il s’approche le plus de nos idéaux.
     Mais, comme le disait Louis XIV en enjambant Marie Thérèse d’Autriche après la signature du traité des Pyrénées en 1659 «  tournons cette page politique et retournons au débat ».

     Notre cher président, au sens onéreux du terme donc, du peuple, par le peuple et surtout pour le peuple, a une nouvelle fois démontré ses talents d’enseignant de la morale. Et il est le premier à respecter à la lettre ces préceptes. Rappelez-vous sa maxime faite à Madame Royal : « Pour être président de la République, il faut être calme ».
     Ayant suivi l’affaire de part les dépêches de l’AFP, je me suis vite rendu compte que M. Sarkozy était un homme incompris, comme les jeunes. Tout deux souffre du même mal. Si vous n’avez pas vu ou pas pu voir cette fameuse altercation, je vous invite à le faire (cette vidéo est étrangement et massivement accessible sur les sites de partage de vidéos). Retranscrivons ce dialogue historique ici-même avec le petit Nicolas dans le rôle du président effarouché, et Pimprenelle dans le rôle du junky en sortie agricole. La scène se passe au salon de l’agriculture en pleine période de Carême. Il ne manquait plus que les rameaux de palmier accrochés aux queues des vaches pour ventiler la salle des éventuels gaz carboniques créant un effet de serre localisé.

Nicolas : Bonjour, bonjour, merci, bonjour.
Pimprenelle : Ah non, touche moi pas.
Nicolas : Casse-toi alors.
Pimprenelle : Tu me salis.
Nicolas : Casse toi alors pauvre con. … Merci.

     Nous le savons tous, il ne s’agit pas du premier chef d’œuvre verbal de Nicolas. Mais celui-ci mérite quand même l’Oscar. Analysons le texte car il y a mépris dans les propos. Si on replace la situation dans le contexte, c'est-à-dire au salon de l’agriculture, notre Président était amené à serrer de ses mains beaucoup de choses. Notamment des animaux de ferme. Mais n’ayant pas coutume de côtoyer tous les jours Marguerite, Aglaé ou Sidonie, il aura vite confondu les mains humaines aux sabots de vache et pâtes d’oie qui défilaient par là. Du coup, aux mêmes titres que Jean-Paul Sartre, et sans comprendre ni comment ni pourquoi, il eu vite fini d’avoir les mains sales et la nausée.

     Ainsi, on comprend aisément la position de Pimprenelle, toujours propre sur lui et coquette comme un sou neuf. Et en tant que visiteur habituel et averti, Pimprenelle aurait pu être plus conciliant avec le nouveau venu. Mais non. Tel est le drame de cette merveilleuse pièce de théâtre qu’est la vie.
     Le plus intéressant dans cette histoire, c’est, à mon gout, la suite des évènements. En effet, dans la journée du Lundi qui suivait, les personnes qui étaient présentes lors d’un traditionnel « Face aux lecteurs » organisé par l’Elysée, le protagoniste n’exprimait apparemment aucun regret dans cette histoire. Toutefois, le soir même, alors que Le Parisien allait passer au marbre son édition, un communiqué de l’Elysée leur demandait d’ajouter à l’entretien original le regret profond de ses propos par la phrase suivante qui fut le titre de l’article du journal susdit « j’aurais mieux fait de ne pas lui répondre ». L’AFP va même plus loin dans le débat diarrhéique en avouant que le président aurait dit texto : « J’aurais pas du dire casse-toi ».

     Alors, résumons-nous. Il aurait simplement dit « Pauvre con ». Bravo. L’art de la litote présidentielle n’est pas perdu.
par Alka-Seltzer publié dans : Billets audio
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Vendredi 26 mai 2006

 

 

 

     Chères lectrices, chers lecteurs,
     Chères auditrices, chers auditeurs,
     A vous mes amis, la grande et pulpeuse Ludoffy, Toi ô Nayru, mon petit Flocon parisien
     A toi, Kévin, qui croit encore que le dictionnaire ne sert qu’à caler ta console,
     A vous mon bon Roy aurillacois en pleine ascension.

     C’est dans un embarra profond que j’ai dû reprendre aussi vite le micro. Et contrairement à ce que pourraient dire les mauvaises langues, ce n’est pas par égocentrisme que je ne parle que de moi. Quoique, c’est affreux, mais si je ne parle pas de moi, j’ai l’impression de ne pas être là. Non. Si je me suis précipité au travail de ma nouvelle note, c’est que durant la nuit du 24 au 25 mai 2006, date qui sera marqué dans mon esprit d’une pierre numérique, j’ai vécu ce que l’on pourrait appeler une crise de fou rire passagère avec un soupçon de tendresse et de dédain.
     Alors que je parcourais mon blog afin de relire les élucubrations de cet aurillacois unique en son genre, c'est-à-dire moi, que ne fus-je pas surpris lorsque mon regard tomba sur un commentaire d’une ancienne note que j’avais omis de lire. A la vue des quelques mots, mon cœur palpita.
     Afin de vous remettre dans le sujet, il s’agit de la note du 14 Février 2006 où je vous dévoilais au grand jour l’aboutissement de la gestation longue et périlleuse mais pourtant sans péridural de mon projet de création d’entreprise. Je vous invite à relire ce faire-part binaire, ainsi vous pourrez revivre comme moi cet instant de joie et ce, autant de fois que vous le voudrez.
     Si comme moi la curiosité malsaine vous amène à lire les commentaires accompagnant chaque note, vous serez alors amené comme moi encore à trouvé ce fameux petit commentaire. Le premier professeur de français venu remarquera tout de suite l’employabilité répétitive des termes ‘comme moi’. Et je sais qu’au fond de son petit esprit de fonctionnaire  allégorique, il va se dire « Tiens, ca va phrase est mal construite, il a dit ‘comme moi’ deux fois. C’est nul ». Et oui, c’est nul. Comme toi, et deux fois. Pour faire gagnez du temps, je vous le lis ce commentaire, là, tout de suite, en direct, présentement, sans léger différé mais avec une pointe de romantisme. Vous allez voir, ca vaut le détour. Piano, s’il vous plait.

     Alors, c’est daté du 25 avril 2006.

     Bonjour,
     Bravo, vous êtes courageux !
     Se lancer dans un secteur bouché c'est héroïque.
     Et oui, si vous aviez fais une étude de marché vous auriez vu que vous êtes désormais le 9eme à s'installer pour une ville de 30 000 habitants.....
(Là, il met 5 points de suspensions. Je ne sais pas trop pourquoi, j’y réfléchis encore. Par contre, il en aurait mit 3 … je me serais aussi posé la question)

     Et c’est signé AlfaMicro, et un lien vers son site web est gracieusement laissé.

     Alors, que dois-je dire, que dois-je faire. Dois-je me révolté et être moi aussi doté d’un sans-gêne sans peur et sans reproche ? Ou bien dois-je la jouer profil bas, baba cool, du genre « Attends man, soit soft, t’es trop speed là ! Tu veux de l’air pur ? J’ai de l’herbe si tu veux » où comme me le conseillerait surement ma mère en me disant « Laisse-le dire te dis-je. Il s’arrêtera bien tout seul » ? Je sais que parmi mon auditoire, plusieurs de mes amis connaissent déjà la réponse. Je suis d’un tempérament calme, et je prends beaucoup sur moi. Donc, je ne dirais rien. Je vais laisser ça, là, comme çà, comme un chien laisserai ses déjections dans le caniveau espérant qu’un jour la pluie ou l’éboueur l’emportera plus loin vers des papiers lotus en mal d’amour.
     Non mais vous rigolez ou quoi ?! Je ne vais pas tenir le rôle de la Gervaise aurillacoise qui va se laisser écraser par le premier morveux venu sous prétexte qu’il croit détenir la science infuse ? Car, non, la science n’est pas infuse. C’est le thé qui s’infuse, Monsieur ! Et qu’on ne vienne pas me taxer de grossièretés passagères car j’ai moi aussi le droit de réponse.
     Il  faut que je me calme, car à cette allure, je vais enfin peut-être réussir à faire plus de bruit que ma voisine du dessus.
     Comme le bac approche à grand pas, petit Kévin, je te propose de faire quelques révisions sur ce que je connais de plus beau au monde : l’étude de texte. Prends ta tête à deux mains mon lapin.
     Etant donné que je n’ai pas le nom de l’auteur mais juste la marque de fabrique, permettez-moi de vous nommez simplement mais avec modestie, Monsieur AlphaMicro.
     Alors comme ça, vous me trouvez courageux ? Je ne vous le cache pas. Je ne manque pas de courage. Je suis quelqu’un de très téméraire et très déterminer. Et, pour ne pas vous laissez dans votre soif de me connaître d’avantage, je vais préciser mon propos. Sachez que pour en arrivez là où je suis, c'est-à-dire sur un canapé recouvert d’une tenture acheté par mes soins et mes économies, il m’a fallu guerroyer les nombreux soldats de la vie : l’école, l’université, le chômage, l’emploi … même l’ANPE. Mais ce qui m’a permis de tenir, c’est d’avoir eu des icônes d’héros dans mon cœur et mon estomac. Je pense notamment à celui qui a bouleversé les français par son génie machiavélique et pourtant si novateur : je parle bien évidemment de JR Ewing. Mais aussi à cette femme qui a su à une époque plus lointaine se faire sa place parmi les grands du monde, successivement en France, aux Etats-Unis et au Canada, seulement en agitant sa poitrine. C’est Angélique, la veuve Peyrac, et non pas comme certains aurait pu le croire Mireille Mathieu. Elle, c’est au Japon qu’elle est connu, mais pas pour les mêmes raisons. C’est parce que nous on n’en voulait plus.
     Se lancer dans un secteur bouché c’est héroïque. Merci dès le départ de me placer au même rang que le Général De gaulle et Saint Louis, mais ma modestie me pousse d’avance à refuser cet honneur. Voyez vous Monsieur AlfaMicro, comme vous le dites avec intelligence et brio, et si je le précise c’est que je suis on ne peut plus d’accord avec vous (profitez-en, ca va pas durer), voyez vous, si le secteur de l’informatique est bouché, c’est sans doute là raison pour laquelle je n’ai pas réussi à extraire d’un patron de ce qui se fait de mieux aux yeux des jeunes lycéens boutonneux et pavé en main : un contrat. Bien sûr, et ce que me disait mon Flocon bien-aimée juste avant de passer la main dans le tuyau de l’évier : « si c’est bouché, y’a qu’a siphonner ! » Je m’étonne tout de même de votre phrase. En effet, comment peut-on à votre âge, vous qui semblez jeune, fort et dynamique, se laisser aller à des idées noirs d’abattement sur soi ? Il me semble au contraire que plus le projet est difficile, plus le but est intéressant à atteindre.
     Mais pour confirmer votre propos dans lequel vous semblez si à l’aise, vous m’avancez comme argument introduit par une objection d’évidence la phrase suivante : « Si vous aviez fais une étude de marché vous auriez vu que vous êtes désormais le 9eme à s'installer pour une ville de 30 000 habitants ». Déjà, Monsieur, voyez moi choqué par autant de familiarité. Que vous soyez le premier ou le centième d’une dynastie hongroise, c’est votre problème. Si le plaisir de numéroter l’arrivée des moutons vous pourchasse la nuit, c’est votre droit. Mais que l’on me tamponne l’arrière train au fer rouge, là, je dis assez ! Mais Monsieur, j’ose espérer pour vous que vous n’avez pas arrêté votre étude de marché à la population d’Aurillac, qui ne l’oublions pas, et ma ville natale, celle qui a béni de son parapluie baleiné de fierté le sang qui coule dans mes veines. Car Aurillac est plus qu’un chef-lieu départemental, c’est la capital du Cantal. Et je sais de quoi je cause. Je n’ai pas l’habitude de faire tout un fromage pour rien ! Car contrairement au gruyère qui est plus plein de creux que creux de plein, le Cantal lui pèse 150 000 kilos d’auvergnats.

     Ah, va, jeune patron, je ne te hais point. Je tiens à préciser à vous tous que j’ai quand même osé cliquer sur le lien. Oui, Monsieur AlphaMicro, je suis allé visiter votre site web. J’y ai appris une grande nouvelle. Vous fêtez vos un an d’existence patronale. Bravo. Félicitation. Et ca vient du fond du cœur. Je ne suis pas rancunier. On a chacun ses petites faiblesses, son petit mal de vivre. Moi-même, et c’est à peine croyable, j’ai aussi des défauts. Il m’arrive moi aussi d’écraser des chats sur la route. Après tout, il n’avait rien à faire là. Quand on n’a pas de voiture, on reste chez soi.

par Alka-Seltzer publié dans : Billets audio
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Mercredi 24 mai 2006

 

 

 

     Chères lectrices, chers lecteurs,
     Chères auditrices, chers auditeurs,
     A vous mes amis, la grande et pulpeuse Ludoffy, Toi ô Nayru, mon petit Flocon parisien
     A toi, Kévin, qui ne sait toujours pas écrire ton prénom,
     A vous mon bon Roy aurillacois en pleine ascension.

     C’est avec une immense joie que je vous livre oralement mon billet. Je cherchais en vain une façon de vous surprendre. Histoire de ne pas vous laisser dans la monotonie de vos lendemains qui déchantent, j’ai pris la décision que, de temps en temps, je m’emploierai à mettre en ligne les résultats de mes pensées de manière buccale. Attention, je le répète à tous les névrosés, pervers, et autres introvertis freudiens de ça, de moi et dessous moi, qu’il ne sera nullement question de sexe. Je sais, je vais en décevoir plus d’un, mais la déontologie eucharistique qui baigne mon être fait qu’un tel sujet ne sera jamais abordé afin de ne pas déborder sur des chemins obscurs et sombres qui en feraient rougir plus d’un.
     Si vous avez la joie d’entendre ma voix, vous le devez à la grande et pulpeuse. En effet, ce dernier ne sachant pas lire plus d’une ligne sans prendre un Alka-Seltzer sous peine d’avoir de terribles maux de tête... Rendez-vous compte, il lui aura fallu un an pour finir le premier volume de Martine ... « Martine et l’alphabet ». Je ne pouvais rester là sans rien faire, et je me suis vu contraint et forcé de solutionner ce problème.
     C'est alors que je fêtais comme chaque année la victoire de 1945 devant ma télévision en visionnant la énième diffusion de « Don Camillo » … C’est un film dont je ne peux me lacer étant donné son thème toujours d’actualité : la gauche au pouvoir et la droite au clocher. Ah non, pardon. C’est l’inverse. J’ai un peu de mal à suivre c’est temps-ci. Remarquez, on peut avoir le bénéfice du doute avec ces histoires de CPE, de Clearstream, d’élection présidentiel. Je n’arrive plus à savoir qui détient le pouvoir exactement : la droite ou la gauche, l’Etat ou le peuple, les syndicats ou les lycéens, les travailleurs ou les chômeurs. Quoique, on peut se poser la question inverse : est-ce que quelqu’un a le pouvoir ? Et le pouvoir de quoi, après tout ! Prenez l’affaire Clearsrteam par exemple, voilà une affaire intéressante. Franchement, de révéler au grand jour que la droite n’a pas été aussi sainte que l’on pouvait le penser, je suis sûr que tous les français ont été surpris par cette nouvelle bouleversante. Mais ne poussons pas mémé dans les orties. On le fera l’an prochain.
     Je fêtais donc mes aïeux gaullistes, disais-je, et je fus brusquement surpris par l’une de ces idées qui jaillissent de ce membre que plus d’une personne me jalouse secrètement. Je parle bien évidemment de mon cerveau. Et c'est à ce moment précis d'historicité hallucinatoire, par le miracle de la technologie et de mes neurones, que naquit cette verve ultime d'esprit auditive dont vous pourrez désormais écouter les balbutiements de cet aurillacois tout en apaisant votre esprit et vos yeux. Heureux ceux qui ne voient plus, le blog des cieux est à eux.
     Quoi de mieux que d’entendre une voix angélique qui n’est autre que la mienne. J’ai bien pensé malgré tout mettre à contribution les compétences buccales de Nayru, mais cette dernière se révélant après audition trop dangereuse pour vos oreilles chastes, je dus m’y résigner. En effet, c’est le petit Kévin qui portait les casques durant les essais. Et le pauvre n’a pas compris ce qui lui arrivait. La voix plus que sensuel de notre amie peut porter à confusion. On ne sait pas exactement si elle récite le passage d’un livre de Régine Deforges ou bien si elle est en train de faire le dernier test de Jeune et Jolie. Toujours est-il, les parents du petit Kévin sont venus me voir en m’expliquant que pour lui cela avait été une épreuve très dure.
     Je tiens au passage à préciser à ceux n’aurait encore que l’image et pas le son, et à tout les récalcitrants de la technologie moderne, que l'intégralité de mes exposés audio seront toujours accessibles en format texte. Je ne peux pas me permettre de vous exclure par faute de goût. Soyons simples et accessibles.
     Je vous dis à très bientôt, et ce sera là la conclusion de cet évènement, et je vous invite à participer activement à cet échange peu ordinaire. Je rappelle à tous les toqués du mulot double-cliqué que pour me faire parvenir un mail, vous n’avez nullement besoin d’acheter de timbre. Facilitez-vous la vie en laissant un commentaire au bas de la note du jour.

par Alka-Seltzer publié dans : Billets audio
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