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Vendredi 21 mars 2008
Voici la version d'une question "bonus" de chimie posée à l'université de Nanterre. La réponse d'un étudiant a été si loufoque que le professeur l'a partagée avec ses collègues, via Internet, et c'est pourquoi vous avez le plaisir de la lire ....

Question Bonus: « l'enfer est-il exothermique (évacue la chaleur) ou endothermique (absorbe la chaleur)»

La plupart des étudiants ont exprimé leur croyance en utilisant la loi de Boyle (si un gaz se dilate il se refroidit et inversement) ou ses variantes.

Cependant, un étudiant eut la réponse suivante:


Premièrement, nous avons besoin de connaître comment varie la masse de l'enfer avec le temps. Nous avons besoin de connaître à quel taux les âmes entrent et sortent de l'enfer. Je pense que nous pouvons assumer sans risque qu'une fois entrées en enfer, les âmes n'en ressortiront plus. Du coup aucune âme ne sort.

De même pour le calcul du nombre d'entrées des âmes en enfer, nous devons regarder le fonctionnement des différentes religions qui existent de par le monde aujourd'hui. La plupart de ces religions affirment que si vous n'êtes pas membre de leur religion, vous irez en enfer. Comme il existe plus d'une religion exprimant cette règle, et comme les gens n'appartiennent pas à plus d'une religion, nous pouvons projeter que toutes les âmes vont en enfer...

Maintenant, regardons la vitesse de changement de volume de l'enfer parce que la Loi de Boyle spécifie que « pour que la pression et la température restent identiques en enfer, le volume de l'enfer doit se dilater proportionnellement à l'entrée des âmes ». Par conséquent cela donne deux possibilités:

1) si l'enfer se dilate à une moindre vitesse que l'entrée des âmes en enfer, alors la température et la pression en enfer augmenteront indéfiniment jusqu'à ce que l'enfer éclate.

2) si l'enfer se dilate à une vitesse supérieure à la vitesse d'entrée des âmes en enfer, alors la température diminuera jusqu'à ce que l'enfer gèle.

Laquelle choisir ?

Si nous acceptons le postulat de ma camarade de classe Jessica m'ayant affirmé durant ma première année d'étudiant « Il fera froid en enfer avant que je couche avec toi », et en tenant compte du fait que j'ai couché avec elle la nuit dernière, alors l'hypothèse doit être vraie. Ainsi, je suis sûr que l'enfer est exothermique et a déjà gelé … Le corollaire de cette théorie c'est que comme l'enfer a déjà gelé, il s'ensuit qu'il n'accepte plus aucune âme et du coup qu'il n'existe plus... Laissant ainsi seul le Paradis, et prouvant l'existence d'un Etre divin ce qui explique pourquoi, la nuit dernière, Jessica n'arrêtait pas de crier "Oh.... mon Dieu !...."



Cet étudiant est le seul ayant reçu la note 20/20
par Alka-Seltzer publié dans : News
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Dimanche 2 mars 2008
 
Chères lectrices, chers lecteurs,
Chères auditrices, chers auditeurs,
A vous mes amis, la Grande et Pulpeuse Ludoffy, Toi Ô Nayru, mon Petit Flocon parisien,
A toi Kévin qui attends toujours la veille de la rentrée pour faire tes devoirs,
A vous mon bon Roy aurillacois en pleine ascension.



C’était l’une de ces nuits froides aurillacoises de Février, comme nous les connaissons si bien ici. Assis mollement mais surement sur mon fauteuil face à mon écran d’ordinateur, je passais en revu la comptabilité de mon entreprise au peigne fin. Cela faisait déjà près de 4 heures que je saisissais au clavier d’une main tremblante de fatigue des chiffres qui finissaient par avoir ni queue ni tête. Les pupilles gonflées par les cathodes scintillantes, je me sentais harasser par le pénible devoir comptable. Tout était calme dehors. Tout était nuit. L’appartement demeurait silencieux. Seul persistait doucement le ronronnement rassurant du chat. Je ne savais pas encore que ce soir là, j’allais une nouvelle fois être le témoin des ravages de la technologie moderne.
Mon écran m’afficha l’arrivé d’un nouveau mail. Tandis que ma main gauche m’apportait ma bouffée d’oxygène tabagique, je commençais machinalement à titiller la souris de ma main droite pour agrandir ou réduire les éventuelles fenêtres afin de connaître l’expéditeur de ce message nocturne. L’oiseau d’éclair allait me révéler au grand jour un nom auquel je ne m’attendais pas. Une effroyable douleur parcouru mon échine lorsque ces 5 lettres firent éclater mes iris.

C’était elle. Qu’avait-elle pour m’écrire aussi tardivement ? Un drame se serait-il produit à son égard ? Avait-elle encore était victime d’un de ses thés trop sucré pour son palais dont les papilles sont plus sensuellement délicates aux goûts amers, âpres et sirupeux ? Ou bien alors serait-elle prise d’une folie passagère comme elle a coutume de faire après avoir déniché l’une de ces poupées miniatures en kit tant convoitées par tout les hommes aux violence conjugales exacerbées ? (on peut facilement leur démonter la tête sans qu’elles se plaignent)

Le double-clic qui allait m’apporter les réponses prit moins de temps qu’il n’en faut à Britney Spears pour descendre une bouteille de téquila, c'est-à-dire moins de une seconde.

Le drame était enfin là, sous mes yeux. Au fur et à mesure que je lisais ses mots, un sentiment de haine mélangé à de la pitié naquît en moi. Elle n’avait pas pu résister. Elle avait recommencé. Elle, qui m’avait juré devant Dieu de ne plus recommençait, qui avait tant fait souffrir de monde, ses amis. Ses amis qui avaient gardé espoir en elle, pensant que le mal qui l’avait rongé autrefois était mort et enterré. Mais non, le pire était à craindre. Le pire était là : Nayru a un nouveau blog !

Plus j’y vais, plus je me dis que les gens sont masochistes. Dans la destruction, certains n’hésitent pas à faire de la répétition dans l’action. On pourrait penser que cela leur servirait de leçon. Mais non, ils insistent, ils persistent, croyant que cette fois-ci, ce sera la bonne.

Ma pauvre Nayru, Dieu a pitié de toi. Mais soyons indulgent avec elle. Après tout, elle me permet par la même occasion de m’appliquer à une nouvelle note. Vous vous rendez compte, cela fait 3 ans que je m’efforce à écrire aussi régulièrement que possible sur ce blog. J’ai à mon actif environ 70 articles. C’est à la fois peu et beaucoup. Vous en connaissez vous des jeunes qui écrivent autant ?
Evidemment, ce que j’écris ou dit ne peut pas plaire à tout le monde. Et j’en suis sincèrement et tristement ravi. Je ne cherche pas à être en harmonie avec autrui. Je ne suis ni pour ni contre quelqu’un ou quelque chose. Je donne mon avis, voilà tout.
D’ailleurs, suite à mon dernier billet stéréophonique, la Grande et Pulpeuse est venu me voir pour me donner son avis sur celui-ci. Etant donné que j’avais abordé un sujet peu humoristique à son goût, je ne fus pas surpris d’entendre de sa bouche des insanités ordurières à mon égard. Je le revois encore devant moi avec la même posture que pourrait avoir un orang-outan de Malaisie incompréhensif face au test de l’éventail. En effet, sauf si vous l’ignorez, ce qui fait la différence entre l’Homme et la bête, c’est la logique. Présentez un éventail à un singe, il remuera la tête au lieu d’agiter la main. Présentez-le à un homme, soit ce dernier vous le rendra en vous faisant aisément comprendre qu’il ne s’agit pas là d’un outil médico-chirurgical orienté à la coloscopie, soit vous aurez droit à l’intégralité d’un spectacle de Zizi Jeanmaire si vous avez eu la chance d’interroger Karl Lagerfeld.

L’erreur est humaine. Et l’Homme vie dans l’erreur. C’est fatidique. Nayru, la Grande et Pulpeuse ne sont que des exemples parmi tant d’autres. Certes, ce sont des exemples dont je prends plaisir à utiliser ici même. L’amitié, ce n’est pas simplement rire avec les autres, c’est aussi rire des autres.

Cela me rappelle une anecdote. Cela se passait durant ma deuxième première année de faculté de droit sur Clermont-Ferrand. Ben tiens. Vous voyez, moi-même à l’époque je pratiquais le masochisme scolaire tout en étant sadique parental. Ils souffraient du fait de me voir pourrir parmi les nantis sur les bancs de la société. En fait, si j’ai effectué une seconde année, c’était pour être bien sûr que je n’aimais pas le droit, ou plutôt que le droit ne m’aimait pas.
J’étais donc sur Clermont Ferrand, disais-je, et je rentrais du Centre Jaude accompagné d’une très bonne amie. Ou plutôt de ma meilleure amie. J’hésite toujours à dire « ma meilleure amie». Depuis qu’une blondasse décolorée jusqu’aux synapses s’est appropriée en chanson cette formule, j’ai toujours l’impression de vomir des mots sans couleur envers cette personne que je respecte au plus profond de ma chair.
Tout en marchant, nous bavardions sereinement sur la perte d’un des membres de ma famille. Voyant cette nouvelle me morfondre jusqu’à l’âme, elle eu une nouvelle fois, l’une de ces paroles réconfortantes que tout très bon ami qui se respecte se doit d’avoir. Mais elle, elle a le chic pour se planter dans ses propos. Ce qui fait qu’on ne sait même plus si on doit en rire ou en pleurer. Nous longions le fameux Jardin Lecoq, jardin qui venait de déplorer la mort du phoque plus célèbre aux cœurs des clermontois que le dernier passage de Vincent McDoom au rayon drag-queen des Nouvelles Galeries la Tapette, et alors que nous philosophions sur la crise existentielle du jour, elle eu cette phrase superbe : « Tu sais, la mort, c’est un état de fait ».

Et ça, c’est pas une amie ?!
par Alka-Seltzer publié dans : Billets audio
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