Ah ! Il s’en est passé des choses depuis mon dernier billet. Mes occupations me plongent dans le bonheur le plus total. Enfin presque. J’attends encore le jour où, par le truchement du miracle de la balances des charges et des produits de mon bilan, apparaitra la désuétude de cette vie morne et plate qui se vengeait encore sur moi il n’y pas encore deux mois de cela et qui continue encore aujourd’hui même à tambouriner à ma porte, pour faire place à ce que l’homme connaît de mieux : le revenu !
Et oui, je suis au printemps de ma vie patronale. Je n’ai pu encore goûter aux fruits interdits du détournement de fond. D’une part, il n’y pas assez de fond. D’autre part, ce n’est pas ma religion. Chacun fait ce qu’il veut. C’est comme pour la politique. A un an des présidentiels, on peut déjà voir se profiler à l’horizon sur les chaines de télévision les spots publicitaires politico-répétitifs qui vont tous sans exception nous faire mourir d’ennuis. Et je ne sais pas pourquoi, mais j’ai le sentiment profond qu’à cause de cela, ce qui me tient le plus à cœur est appelé à disparaître : Dallas ! Et ça, pour faire place à des rigolos de service qui vont tenter de convaincre des pseudos votant à aller ‘billeter’ l’urne pour eux en usant d’arguments dont eux-mêmes ne sont pas très convaincus ! Mais je respecte ce choix. La gauche, la droite. Y’a-t-il vraiment une différence notoire ? Je vous le demande. A chaque personne ses us et coutume : certains sont destinés à suivre les pas de l’ENA, d’autres les pas de Lénine ! Comme me le disait si judicieusement mon beau-frère : « La gauche ou la droite, c’est pas très important. Le tout, c’est de savoir si la main justifie les moyens ! »
Quand je pense à mon beau-frère… Attention, je préviens tout les lecteurs internetophile que ce qui va suivre n’a rien d’onirique, et qu’il ne s’agit en aucun cas d’un refrain d’une chanson paillarde quelconque. Quand je pense à mon beau-frère, disais-je, je me dis qu’il fait un beau métier. Il est professeur de français et, croyez-moi je l'en plains, exerce dans une école dont je tairais le nom afin de ne pas satisfaire la joie des fondateurs dudit collège en les gonflant d’une publicité inutile à mon goût. En effet, ces derniers ont eu la bonne idée de n’accepter que le fleuron de la jeunesse française en pleine décadence intellectuelle afin de ne pas faire tâche parmi leurs élèves. Il n’est pas question dans ce milieu d’apprentissage de la vie de connaître qui a tué François Ferdinand, ni qui est a l’origine du triangle de Pascal, ou bien qui a composé le Boléro de Ravel. Non, rien de tout cela. Contrairement à ce que la population pourrait croire dans ce cas présent, ce n’est pas la faute aux élèves, mais aux professeurs. Mais est-ce vraiment de leur faute s’il est plus simple de commenter les derniers résultats de la Star Academy que ceux de la dictée de Pivot? Les mathématiques ne sont-elles pas simplement là pour savoir historiquement combien de jour il y a à chaque vacance !
Mais que fait l’éducation nationale pour ramener l’école au rang d’institution prometteuse tel que l’on connu nos aïeux. Un bon coup de règle dans la gueule, et le CPE passait comme une lettre à la poste pour finir sur les bureaux vides de l’ANPE. Voilà où ils finissent ces sous-intellectuels lorsqu’ils ne comprennent rien: dans la rue !
Comme j’ai pu rire lors de mes repas en regardant dans la lucarne télévisuelle tout ses moutons grégaires syndicalistes brandissant leurs pancartes pour déstabiliser un gouvernement dont on n’envie pas non plus leur place. Plusieurs personnes m’ont demandé mon avis sur la question du CPE. Franchement, qu’est-ce que ça peut bien me faire à l’heure actuelle de donner mon avis sur ce qui m’importe peu? Ca ne va pas m’amener des clients ! Si ? Bon, alors je réponds. Je vais dire que je suis POUR. Car premièrement, j’aurais été très content à la sortie de mes études d’avoir un contrat quel qu’il soit. Et deuxièmement, cela fait toujours chique d’être dans l’opposition. Et si cela peut faire rougir de fureur un de ces petits jeunes qui aurait mieux fait de rester en cours plutôt que d’aller glaner sur les pavés pour brayer des incongruités, j’en suis bien content ! Après tout, c’est de ta faute, petit jeune, si durant ces grèves j’ai eu du mal à trouver une place pour garer mon AX pour effectuer un dépannage chez une cliente. Je n’ai pas pu travailler, moi !
Va ! Je ne te hais point, petit jeune. Tu ne comprends pas ma colère. Pour cela, il aurait fallu que tu lises « Germinal », « le Salaire de la peur » ou « La case de l’oncle Tom ». Toi, tu préfères sans doute regarder TF1 tout en buvant ton Coca d’une main et en SMS-ant de l’autre. Les temps changent. Pauvre de nous. Et moi, je vous la pose la question cruciale : qui, je demande, qui va payer ma retraite ?!
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